Loïc Gérard et son père, Guy, sont à la tête de l’EARL du Champ de Mars, une exploitation de polyculture-élevage située à Guéblange-lès-Dieuze, en Moselle. L’exploitation s’étend sur 200 hectares, dont une grande partie en herbe, et compte aujourd’hui 80 vaches allaitantes de race Salers. Un troupeau qui devrait progressivement atteindre 105 mères l’année prochaine, puis potentiellement 115 à 120 animaux.
Comme dans beaucoup d’exploitations, les animaux sont conduits au pâturage d’avril à la fin de l’été, avant de rentrer au bâtiment pour la période des vêlages, qui a lieu principalement au cours des mois de septembre et octobre. Ce regroupement permet de faciliter la surveillance des animaux et de limiter les difficultés liées aux vêlages en hiver.
Pour l’exploitation, l’objectif est de regrouper les vêlages sur une période la plus courte possible. Une fois cette période terminée, l’organisation du troupeau est simplifiée et Loïc et Guy peuvent se consacrer à d’autres tâches. Mais cette organisation implique une surveillance importante pendant la période de reproduction.
« Une période de vêlage, c’est pire qu’une moisson. C’est plus compliqué. C’est le jour, la nuit, c’est à n’importe quel moment. »
Avant Active Tag, les chaleurs étaient principalement surveillées grâce à l’observation des animaux et à l’aide de caméras installées dans les bâtiments. Un fonctionnement particulièrement chronophage surtout lorsque l’on souhaite développer l’insémination artificielle et travailler avec des troupeaux plus importants.
« Pour ceux qui veulent pousser en génétique, avec des troupeaux qui s’agrandissent, on n’a pas le temps de passer 45 minutes le matin à regarder laquelle est en chaleur. »
La période d’insémination, autour de décembre et janvier, rendait également la détection des chaleurs plus difficile. Avec des journées plus courtes et une baisse de la luminosité, les signes sont parfois moins visibles.
« Pour voir des chaleurs sur une bête, surtout en allaitant, c’est assez compliqué. Si on voulait faire 100 % d’IA, ça serait beaucoup de temps passé au-dessus des cornadis à regarder. »
En tant qu’éleveurs, l’un des principaux intérêts d’Active Tag est de mieux identifier les chaleurs et leur moment précis. L’appareil permet de recevoir sur son téléphone ou son ordinateur une notification au moment du pic de la courbe, indiquant ainsi le moment optimal pour inséminer.
Mais l’utilité d’Active Tag ne se résume pas à la détection des chaleurs. Le suivi et les notifications permettent aussi de savoir, dès le matin, quelles vaches nécessitent une attention particulière. Il est ainsi possible de cibler ses observations plutôt que de devoir surveiller l’ensemble du troupeau en permanence.
« Nous avons des caméras et nous observons les animaux, mais c’était très chronophage. Là, ça nous permet, le matin, au réveil, de savoir directement sur l’application s’il y a des vaches en chaleur. ».
Et pour cause, cet été, l’exploitation a reçu une notification signalant une suspicion d’avortement.
« Un jour, en regardant le téléphone, il était noté : attention, suspicion d’avortement. Et quand nous sommes allés au parc voir nos bêtes, effectivement, la vache avait bien avorté. »
Pour l’éleveur, la technologie représente donc avant tout une aide importante à la décision. Active Tag lui permettant d’obtenir une information supplémentaire sur ses animaux, complémentaire à sa connaissance du troupeau.
Cet outil prend d’autant plus d’importance à mesure que les troupeaux s’agrandissent. Comme le souligne Loïc Gérard, il devient difficile de consacrer chaque matin de longues périodes à observer les animaux lorsqu’il faut également gérer les autres activités de l’exploitation.
L’utilisation d’Active Tag a également apporté davantage de confiance dans la pratique de l’insémination artificielle. En tant qu’éleveur, disposer d’informations plus précises sur les chaleurs permet de mieux exploiter le potentiel de l’IA et d’adapter le choix des taureaux aux caractéristiques des différentes vaches.
Cette approche répond également à un enjeu plus large : faciliter le travail de l’éleveur et améliorer sa qualité de vie. Dans des exploitations où les agriculteurs sont de plus en plus seuls, les nouvelles technologies peuvent permettre de gagner du temps, d’être plus facilement informé et de travailler sur plusieurs tâches sans devoir être en permanence au contact direct des animaux.
« Je pense qu’on ne remplacera jamais l’éleveur. Mais ça permet de faciliter énormément le travail, de pouvoir être sur plusieurs fronts en même temps, sans devoir courir partout. »
Pour l’EARL du Champ de Mars, Active Tag s’inscrit ainsi dans une évolution plus globale des pratiques d’élevage : utiliser la technologie pour améliorer la précision, gagner du temps et rendre le travail moins contraignant, sans renoncer à la performance.
« Les nouvelles technologies, pour moi, c’est l’avenir de l’élevage. Il n’y a rien de mieux pour améliorer la qualité de vie de l’éleveur. »
Téléchargez ici l’étude de cas de l’EARL du Champ de Mars au format PDF